Qu'est-ce que le syndrome préovulatoire (SPO) et comment l'apaiser ?
Aujourd’hui, on parle de plus en plus du syndrome prémenstruel aussi appelé SPM qui regroupe plus de 200 symptômes pour le moins désagréables qui peuvent survenir dans le corps des femmes entre l’ovulation et l’arrivée des règles et qui toucherait 47% des personnes menstruées dans le monde.
Pourtant, certaines femmes se sentent concernées par ces symptômes mais les vivent plus tôt dans leur cycle, autour de l’ovulation. C’est ce que l’on appelle le syndrome préovulatoire ou SPO qui est en grande partie causé par une difficulté du corps à gérer les taux élevés d’œstrogènes qu’implique l’approche imminente d’une ovulation.
Quels sont les symptomes du SPO ?
Les symptomes sont sensiblement les mêmes que ceux su SPM. Parmi les principaux on retrouve les suivants :
Douleurs dans le ventre
Lourdeurs périnéales
Troubles du transit
Ballonnements
Fatigue
Rétention d’eau
Migraines
Irritabilité
Quelles en sont les causes possibles ?
Une info importante à avoir en tête lorsque l’on souffre de SPO, est le lien entre les œstrogènes et l’histamine, messager du système immunitaire bien connue en cas d’allergies. En effet, ils s’influencent mutuellement dans le corps : les œstrogènes stimulent des cellules immunitaires appelées mastocytes qui vont elles-mêmes libérer de l’histamine. Si les œstrogènes sont élevés (ce qui est le cas autour de l’ovulation), l’histamine peut être élevée. Et à l’inverse, l’histamine élevée stimule la production d’œstrogènes, c’est donc un cercle vicieux. La clef de tout cela est l’enzyme permettant de dégrader et éliminer l’histamine : la DAO. Chez certaines personnes elle n’est pas produite en quantité suffisante, et chez d’autres les taux élevées d’œstrogènes en diminuent la production, deuxième cercle vicieux infernal ! Il est possible de doser cela en laboratoire d’analyses et de se complémenter en DAO si besoin.
Il peut être aussi intéressant de creuser l’équilibre œstrogènes-progestérone car la progestérone lorsqu’elle s’installe a un rôle de modérateur face aux œstrogènes. Une autre hormone, la mélatonine, joue elle aussi un rôle de modérateur des œstrogènes, il est donc intéressant dans certains cas de se pencher sur le vécu du sommeil, l’exposition aux lumières bleues des écrans ou la lumière (veilleuse, lampadaire extérieur etc parfois présente la nuit dans la chambre à coucher.
Que faire pour apaiser ce SPO ?
Voici quelques petites choses simples à mettre en place pour débuter. Si cela ne suffit pas, je vous invite grandement à vous faire accompagner, et pour cela mon Accompagnement Holistique est le format idéal : 6 mois devant nous pour remettre à plat tout votre équilibre hormonal, vos habitudes de vie et vos besoins au fil de 3 consultations individuelles et d’un contact whatsapp régulier.
Un petite tisane de gingembre, curucma et citron tous les jours autour de l’ovulation pour apaiser l’inflammation et soutenir le foie. Pour ma part je passe le tout à l’extracteur de jus et je congèle le mélange en gros glaçon, il ne me reste plus qu’à en mettre un dans ma tasse avec de l’eau chaude et le tour est joué !
Utiliser quotidiennement des bains dérivatifs pour éviter la congestion et soutenir la vitalité ainsi que le transit ! Si vous ne savez pas ce que c’est, rendez-vous dans cet épisode de podcast ! J’utilise pour ma part ceux de Sister Feel et vous avez -15% avec le code HEALTHYLIVING
Faire des étirements du petit bassin pour bien relancer la circulation dans cette zone. Vous avez une mine d’or d’infos et d’exercices à ce sujet (et sur le cycle et les hormones également) dans mon programme Healthy Cycles !
Limiter, pendant cette période au moins mais idéalement sur le long cours, les aliments inflammatoires : alcool, tabac, sucre raffiné, produits laitiers industriels, farines raffinées.
Limiter aussi si besoin les aliments riches en ou libérateurs d’histamine ainsi que ceux qui inhibent la DAO : fromages affinés, charcuterie, vin rouge, bière, champagne, légumes lactofermentés, sauce soja, miso, vinaigre, poissons fermentés ou en conserve, fruits de mer, tomates, fraises, ananas, chocolat noir, agumes, bananes, avocat, thé.
Intégrer un maximum de légumes verts pour soutenir le transit dans sa fonction de detoxification des œstrogènes.
Si besoin, se complémenter en Omégas 3, Magnésium et vitamines B6, éventuellement en zinc aussi si besoin. N’hésitez pas à demander conseil à votre pro de santé naturelle pour cela !
Et pour finir, il est bien utile de pouvoir observer son cycle menstruel afin de savoir où l’on se trouve dans son cycle, d’objectiver de la qualité de l’ovulation et d’ajuster son hygiène de vie en fonction. Pour cela, je vous forme avec grand plaisir à la symptothermie ! Toutes les infos par ici !
Et vous, vous en aviez déjà entendu parler du SPO ?